FICHIER 1A et 1B et 1K

REGISTRES PAROISSIAUX

FICHIER DES BAPTEMES ET MARIAGES

XIXème siècle

Fichier réalisé à partir des registres de l’archevêché D6j
déposés aux Archives de Paris



Fichier croisé 1A (baptêmes)


Remarque générale


Pour respecter l’homogénéité et la cohérence du fichier des baptêmes (fichier 1A) et des mariages religieux (fichier 1B), nous avons parfois regroupé les baptêmes et les mariages (fichier 1K), ces actes sont classés dans le même fichier. Les sépultures (fichier 1C) n’étant pas déposées aux Archives de Paris, on se reportera soit en paroisse, soit, ultérieurement, à une autre étude que nous envisageons.


Source : www.geneafrance.org et Archives de Paris


Les registres de l’archevêché sont à la base de ce fichier qui recense pour une même personne non seulement les baptêmes de ses enfants mais aussi les baptêmes des enfants pour lesquels la personne a été parrain ou marraine – dans la mesure où sa profession correspond à l’une des professions étudiées.


Contenu :


En se reportant à l’acte lui-même, dont nous indiquons systématiquement la cote, le chercheur trouvera, grâce aux éléments que nous lui fournissons, la date de naissance et les prénoms de l’enfant, les noms et prénoms de ses parents, des parrain et marraine, leurs adresses, leurs métiers.


Les renseignements sont plus ou moins importants ou précis, selon les époques, les paroisses, le transcripteur.


Historique :


1.Ancien régime


Les règles de choix des parrains et marraines ont beaucoup varié selon les époques et les régions.


Début du XVIIIe siècle : « Si l’enfant baptisé est un garçon, peu importe l’âge de la marraine, pourvu que le parrain ait 14 ans. Si c’est une fille, peu importe l’âge du parrain, si la marraine a 14 ans ou même 12 ans (l’âge de la puberté) ; la condition essentielle est de savoir par cœur l’oraison dominicale et le Credo. En outre, l’un des deux doit avoir fait sa première communion et l’autre, âgé d’au moins 7 ans, savoir son catéchisme ».


Il est d’usage de donner trois prénoms. L’un des prénoms est celui de la marraine, s’il s’agit d’une fille ; celui du parrain, si c’est un garçon. Mais nombre de garçons ont un prénom féminin, et l’inverse.

Les règles de choix des parrains et marraines ont beaucoup varié selon les époques et les régions.


Début du XVIIIe siècle : « Si l’enfant baptisé est un garçon, peu importe l’âge de la marraine, pourvu que le parrain ait 14 ans. Si c’est une fille, peu importe l’âge du parrain, si la marraine a 14 ans ou même 12 ans (l’âge de la puberté) ; la condition essentielle est de savoir par cœur l’oraison dominicale et le Credo. En outre, l’un des deux doit avoir fait sa première communion et l’autre, âgé d’au moins 7 ans, savoir son catéchisme ».


Il est d’usage de donner trois prénoms. L’un des prénoms est celui de la marraine, s’il s’agit d’une fille ; celui du parrain, si c’est un garçon. Mais nombre de garçons ont un prénom féminin, et l’inverse.


Ni le père, ni la mère ne peuvent, bien sûr, être parrain ou marraine et on ne peut l’être qu’autant que l’on est catholique.


Il n’est pas rare dans les familles modestes d’avoir pour parrainage des personnes dites « de qualité » : seigneurs, notables, prêtres – les parents étant souvent attachés à leur service.


Les enfants doivent être présentés au « Saint Baptême » sans aucun délai, en aucun cas au-delà du troisième jour, surtout si leur état fait apercevoir le moindre danger car les parents risquaient autrefois l’excommunication. Dans les cas d’un « péril de mort », l’enfant était ondoyé. On verra qu’au cours du XIXe siècle, les règles deviennent moins strictes.


Parmi toutes les interdictions qui régissent à l’origine le parrainage, il en est une avec laquelle l’Eglise ne transige pas : « Parrain et marraine contractent avec l’enfant et ses père et mère une parenté spirituelle qui est un empêchement dirimant au mariage ».


Ce qui veut dire aussi qu’en aucun cas, il ne peut y avoir mariage entre filleul et marraine, entre filleule et parrain. L’Eglise a cependant prévu des dispenses qui nécessitent le paiement d’une taxe…


Mais pour l’instant, un(e) filleul(e) leur est confié(e) : à eux de veiller à ce que l’enfant soit fidèle aux promesses de son baptême. C’est là une obligation.


2.Nouveau régime


Il s’agit du baptême civil ou parrainage civil.


Il s’agit du baptême civil ou « parrainage civil » qui apparaît pour la première fois en 1790, à Strasbourg. Deux ans plus tard, un décret prescrit «d’élever partout un autel de la Patrie sur lequel on célébrera les cérémonies civiques » et crée les officiers pour la tenue des registres d’état civil qui stipule que les registres tenus par les ministres du culte seront confiés aux municipalités. Baptêmes civils et religieux pouvaient donc coexister.


Mais le décret tombe vite en désuétude, de même que les prénoms révolutionnaires. A part les prénoms « République », « Indivisibilité », « Patrie » qui connurent leurs jours de gloire, les prénoms de légumes ne trouvèrent guère preneur !


M.G


illustration : acte de bapteme

acte de baptême



Fichier croisé 1B (mariages)


Source : www.geneafrance.org et Archives de Paris


Les registres de l’archevêché sont à la base de ce fichier qui recense pour un même individu les différents mariages qu’il a éventuellement contractés ainsi que ceux pour lesquels il a été « témoin » - si toutefois il appartient à l’une des professions étudiées.


Contenu :


En se reportant à l’acte lui-même, dont nous indiquons systématiquement la cote, le chercheur trouvera, grâce aux éléments que nous fournissons, les prénoms du futur, s’il est mineur ou majeur, son adresse, les noms et prénoms de ses père et mère, leur adresse, et bien sûr les mêmes précisions pour la future. Suivent les mêmes informations pour chacun des témoins avec l’indication de leur éventuelle parenté.


Historique :


1.Ancien Régime


L’Eglise puis l’Etat se sont souciés d’amener les populations à entrer dans un processus régissant et codifiant strictement les liens entre hommes et femmes.


Pour l’Eglise, il s’agit de morale, de lutte contre le péché de chair ; pour l’état, de contrôler les individus, d’assurer la stabilité du corps social, de lever les impôts, etc.


Au milieu du XVIème siècle, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, puis celle de Blois, le pouvoir royal établit le français comme langue de l’administration et de la justice et précise les conditions de la tenue des registres de catholicité, désormais rédigés en français.
Les conciles définissent les interdits de l’église. Ils sont si nombreux que, s’il n’y avait pas de « dispenses », il ne resterait au couple que seize jours par an pour se marier ! Le garçon doit avoir au moins 14 ans et la fille 12.


Ces contraintes ne sont pas du goût de tout le monde, mais que faire devant le refus du curé de la paroisse de bénir une union ? Certains réussissent à contourner l’obstacle : le couple « rebelle », accompagné de deux témoins, se rend à l’église pendant l’office, et, par surprise, déclare se prendre pour époux. Ou bien encore ce notaire qui, accompagné de sa fiancée et de deux confrères pour témoins, vient sous le porche de l’église, dit « porche des mariages », et demande à ses confrères de consigner le fait. L’union est valide puisqu’en droit canonique, il y a mariage, s’il y a consentement des époux.


Nous n’avons étudié jusqu’ici que des registres paroissiaux relevant de l’église catholique. Les mariages relevant des autres confessions – protestantes, de diverses obédiences, ou juives – feront l’objet de recherches ultérieures.


2.Nouveau régime


Après la Révolution de 1789, la constitution de 1792 déclare que le mariage est un contrat civil et retire aux prêtres la tenue des registres pour la confier aux municipalités. Les actes se standardisent et l’on retrouve bientôt les mêmes formules sur l’ensemble du territoire.
Les mariés doivent avoir au moins 15 ans pour le garçon et 13 ans pour la fille. C’est à cette époque qu’est créée la formule républicaine qui précise que le mariage a lieu « les portes et les fenêtres étant ouvertes ». Le divorce est autorisé.


A partir de 1802, le mariage civil doit être célébré avant le mariage religieux, sous peine de nullité.


L’histoire suit son cours et l’on verra encore bien des changements…


M. G.


illustration : acte de mariage

1A_1B_1K_1.jpg
1A_1B_1K_2.jpg