FICHIERS 1T1 et 1T2

REGISTRES DES RECENSEMENTS MILITAIRES
FICHIER DES CONSCRIPTIONS
AN IX à 1815

FICHIER DES TIRAGES AU SORT
1816 - 1859

Fichier réalisé à partir des registres
de l’archevêché D1R1
déposés aux Archives de Paris



Fichier croisé 1T1


Source :

Archives de Paris ; L’époque révolutionnaire 1789-1851, de MALET-ISAAC, Paris, 1950.
Les fichiers 1T1 et 1T2 reprennent l’étude systématique de l’an IX à 1859 qui recensent tous les individus concernés, dans la mesure où ils appartiennent à l’une des professions étudiées.


Peu importe, leur lieu de naissance ou leur adresse de droit, dans la mesure où ils résident ou travaillent à Paris, même occasionnellement.


Contenu

Ces fichiers 1T1 et 1T2 reprennent l’étude systématique des registres de tirage au sort
pour Paris de l’an IX à 1859 et constituent ainsi une aide à la reconstitution de l’état-civil parisien.


En se reportant à l’acte lui-même, dont nous indiquons systématiquement la cote, le chercheur trouvera les noms et prénoms de chaque individu, son métier, son adresse de droit, son adresse de fait, l’année de la liste de tirage au sort, la description physique de l’intéressé, ses malformations et ses handicaps intellectuels éventuels, son affectation ou son exemption en tant que fils de veuve ou si ses frères sont déjà incorporés.
On trouve enfin le nom de son remplaçant éventuel, que l’on n’a pas manqué de rémunérer. Selon les registres, les informations peuvent être lacunaires.


Historique

Le 5 septembre 1798 – sous le Directoire – la loi Jourdan institue la conscription et
le service militaire obligatoire de 20 à 25 ans : « Tout Français est soldat et se doit à la patrie ».
C’est le texte fondateur du service militaire moderne ; comme le souligne René Sédillot, désormais la guerre n’est plus
réservée à des professionnels : « C’en est fini des armées de métier, formées de nobles et de mercenaires.
Le peuple entier est appelé à mourir sur les champs de bataille. (…) La Révolution démocratise la gloire et le trépas ».


En 1802 est instauré « le remplacement », qui sera supprimé soixante-dix ans plus tard ; puis en 1804,
« le tirage au sort » - supprimé cent un an plus tard - : les conscrits qui tiraient les numéros les plus élevés
étaient exonérés du service ; les conscrits fortunés pouvaient payer un homme qui servait à leur place.
On incorporait chaque année le quart du contingent, puis ce fut le tiers ; en 1813, tous les conscrits durent partir.


En 1829, la durée du service passe de 6 à 8 ans et en 1832 à 7 ans.


eclatdebois


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Archives de Paris, registre des tirages au sort