FICHIER 6B7

FICHIER DES SECTIONS REVOLUTIONAIRES

ET LES DEPORTATIONS DU CONSULTAT ET DE L’EMPIRE

Concernant les Septembriseurs de l’Affaire de la rue Saint Nicaise.

Fichier réalisé à partir de nombreuses sources, lesquelles sont, conformément à notre déontologie, indiquées au regard de chaque patronyme concerné



Fichier croisé 6B7


Source :


Archives de Paris et Archives Nationales ; les déportations du Consulat et de l’Empire ; Jean Destrem ; Wikipédia ; Gallica


Contenu :


Fidèle à la présentation de ses fiches, « eclatdebois », à partir d’éléments très divers, a conduit celles-ci au risque de nous répéter er permettant au chercheur quelque soit le fichier de s’y retrouver sans difficulté.


Patronyme et prénoms ; profession ; adresse ; célibataire ou marié ; précision sur l’implication révolutionnaire du personnage dans une section ; nom et prénoms des parents ; date et lieu de naissance et parfois du décès. Enfin, les précisions sur les multiples sources. C’est un fichier modeste (135 entrées) mais qui permet de faire découvrir l’engagement politique des personnes concernées.


Historique :


Sections révolutionnaires de Paris


Historique des quartiers de Paris


Le Paris de la Révolution occupait 3 440 hectares au lieu des 7 800 d’aujourd’hui. Il avait pour limites : à l’ouest la place de l’Etoile, à l’est, le cimetière du Père-Lachaise, au nord la place de Clichy, au sud le cimetière du Montparnasse.


Sous l’Ancien Régime, la ville était composée de vingt et un quartiers. En 1789, en vue des élections aux Etats généraux, elle fut divisée provisoirement en soixante districts.


Création des 48 districts ou sections


Par le décret du 21 mai, sanctionné par le roi le 27 juin 1790, l’Assemblée constituante créa 48 sections (divisions territoriales et administratives), pour remplacer les districts.


Chaque section se composait : d’un comité civil, d’un comité révolutionnaire et d’une force armée.


Le comité civil


A la tête de chaque section était placé un comité civil de seize membres élus par les citoyens actifs de la section (du quartier), les juges de paix et les membres destinés à servir d’interprètes entre la Commune de Paris et leur section. A partir de 1792, les sections s’occupèrent de manière permanente des questions politiques. Les parisiens décidant, fin juillet 1792, d’abolir la distinction entre citoyens passifs et actifs. Dès lors les assemblées de section siégeaient en permanence et devinrent l’organe politique des sans-culottes. Elles demandèrent, après le manifeste de Brunswick du 25 juillet 1792, la déchéance du roi (47 sur les 48). Le 9 août 1792, chaque section délègue des commissaires élus par les citoyens passifs et actifs qu’elle investit de ses pouvoirs pour remplacer la municipalité de Paris. Ils étaient au nombre de cinquante-deux. Ces commissaires déclenchèrent la journée du 10 août 1792 mettant fin à la monarchie, ce qui donna la Commune insurrectionnelle de Paris. Parmi ces commissaires se trouvaient : Jacques-René Hébert, Pierre-Gaspard Chaumette, François-Xavier Audouin, etc.


Le comité révolutionnaire


Institué par la loi du 21 mars 1793, il n’eut d’abord pour mission que la surveillance des étrangers, sans s’immiscer dans la vie des citoyens français. L’activité qu’il sut déployer dans l’exercice de leur fonction, et souvent dépassait sensiblement les limites qui leur étaient assignées, le fit désigner pour l’application de la loi des suspects du 17 septembre 1793. Il eut ainsi le pouvoir d’en dresser la liste et de décerner des mandats d’arrêt. Ils s’emparent aussi du droit de délivrer les certificats de civisme, tout en établissant une correspondance directe avec le Comité de sûreté générale.


La force armée dans les sections


La force armée de Paris ayant à sa tête un commandant général en cher, était divisée en six légions, chaque légion comprenant huit sections. Dans chaque section, il y avait un commandant en chef, un commandant en second et un adjudant-major. Les compagnies étaient en plus ou moins grand nombre selon la population des sections. Chaque compagnie comprenait de 120 à 130 hommes. Elle était commandée par un capitaine, un lieutenant, deux sous-lieutenants. Il y avait une compagnie de canonniers par section (60 hommes par compagnie et deux canons). Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) lors de la chute de Maximilien Robespierre, 18 avaient été envoyées au front par ordre de Lazare Carnot. Sur les trente compagnies restantes, trois étaient de garde réglementaire : à la Convention nationale, à lArsenal, au Temple, 17 répondirent à l’appel de la Commune de Paris, dans la nuit du 9 au 10 thermidor an II.


Les sections après le 9 thermidor an II


Après le 9 thermidor an II, les sections jouèrent encore un rôle important dans les insurrections populaires puis furent supprimées par de Directoire en 1795. On substitua au nom de section, celui de division, puis de quartier.


Liste des jacobins proscrits le 5 janvier 1801


Après l’attentat de la rue Saint Nicaise à Paris le 3 nivôse an IX (24 décembre 1800), le gouvernement consulaire oriente la répression en direction des Républicains « exclusifs ». Une liste de proscription de 133 noms, censés appartenir à l’opposition jacobine, est établie par Joseph Fouché, ministre de la Police, puis soumise au conseil d’Etat et votée par le Sénat conservateur le 15 nivôse en IX (5 janvier 1801). La liste comprend des députés, des généraux et des « gens obscurs » désignés sous l’ »épithète de septembriseurs » pour rendre odieuse la masse des Jacobins et confondre « l’homme couvert de sang avec le simple partisan de la République ».


« eclatdebois »


Remarques :


Un grand merci à Serge BARBAZANGE, lequel nous a aimablement aidé à augmenter notre base de donnée, à partir de ses propres recherches sur les sections révolutionnaires et bien sûr, merci à Gilbert BARREAU, qui est à l’origine du fichier des Septembriseurs, sans omettre Denis GRANDO qui nous a souvent remis les clefs de certaines recherches


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